Préparer et défiscaliser
La Financière de l’Europe / Nos solutions
Le PER individuel
L’enveloppe conçue pour la retraite : vos versements réduisent votre impôt aujourd’hui, votre épargne vous revient en capital ou en rente le moment venu.
Le PER individuel en 4 points
Vos versements réduisent votre revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel.
L’épargne est disponible à la retraite, sauf dans quelques cas de déblocage anticipé prévus par la loi.
À la retraite, vous récupérez votre épargne en capital, en rente viagère, ou en combinant les deux.
Le PER vous suit tout au long de votre carrière, quels que soient vos changements d’employeur ou de statut.
Comment ça fonctionne
Un PER individuel se divise en compartiments fiscaux. Chaque somme versée rejoint le sien, et c’est ce compartiment qui commandera la fiscalité au moment de la sortie. Par défaut, l’épargne est placée en gestion pilotée à horizon : elle est progressivement sécurisée à mesure que la retraite approche.
| Compartiment | Ce qu’il reçoit | Sortie possible |
|---|---|---|
| C1Versements déduits | Vos versements volontaires, libres ou programmés, ainsi que les transferts entrants | Rente, capital, ou les deux |
| C1 bisVersements non déduits | Les mêmes versements, lorsque vous renoncez à la déduction à l’entrée | Rente, capital, ou les deux |
| C2Épargne salariale | Participation, intéressement, abondement, compte épargne-temps ou jours de repos non pris, transférés depuis un plan d’entreprise | Rente, capital, ou les deux |
| C3Versements obligatoires | Les cotisations obligatoires issues d’un plan d’entreprise, transférées sur votre plan | Rente uniquement, sauf rente de faible montant versée en une fois |
Un seul plan, toute votre carrière. Les compartiments cohabitent dans la même enveloppe. Un ancien PERP, un contrat Madelin, un article 83 ou un PERCO peuvent y être transférés, ce qui évite d’avoir à suivre quatre contrats à la fois. Les sommes arrivées par transfert n’ouvrent pas droit à une nouvelle déduction : elles conservent le régime de leur compartiment d’origine.
Un plan tenu par un assureur
Le plan que nous mettons en place est souscrit auprès d’une compagnie d’assurance. C’est ce qui lui donne accès au fonds en euros et à sa garantie en capital, et c’est aussi ce qui commande le sort de votre épargne à votre décès.
| Le plan en bref | Ce que cela signifie pour vous |
|---|---|
| Qui le tient | Une compagnie d’assurance, qui porte les garanties du contrat |
| Les supports | Un fonds en euros à capital garanti et des unités de compte |
| Au décès du titulaire | Le capital revient aux bénéficiaires que vous avez désignés, hors succession |
| Garanties complémentaires | Possibles : garantie plancher, prise en charge des versements en cas d’invalidité |
Qui peut en ouvrir un
Le PER individuel est ouvert à tous, sans condition d’âge ni de statut : salarié, indépendant, fonctionnaire, sans activité ou déjà retraité.
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Les salariés
Le plafond se calcule sur les revenus professionnels de l’année précédente et figure sur votre avis d’imposition. Il relève de l’article 163 quatervicies du Code général des impôts.
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Les travailleurs non salariés
Commerçants, artisans, professions libérales et gérants majoritaires relèvent des articles 154 bis et 154 bis-0 A, avec un plafond bien plus élevé, calculé sur leur bénéfice.
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Les enfants mineurs
Un PER peut être ouvert au nom d’un enfant à charge, dans la limite du plafond du foyer. L’épargne reste bloquée jusqu’à sa retraite, sauf achat de sa résidence principale.
Combien pouvez-vous déduire
La déduction est d’autant plus intéressante que votre taux marginal d’imposition est élevé : à 30 %, un versement de 1 000 € vous fait économiser 300 € d’impôt. Vous pouvez aussi renoncer à cette déduction à l’entrée : vos versements rejoignent alors le compartiment C1 bis, et la sortie en capital s’en trouve allégée.
| Pour vos versements de 2026 | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| Plafond | 10 % de vos revenus professionnels de 2025, retenus dans la limite de 376 800 € | jusqu’à 37 680 € |
| Plancher | Si vos revenus sont faibles ou nuls, 10 % du plafond de la Sécurité sociale de 2025 | 4 710 € |
| Plafonds non utilisés | Reportables sur les années suivantes | 5 ans à partir des droits 2026 |
Nouveau en 2026. Depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués après 70 ans ne sont plus déductibles. À l’inverse, les plafonds non utilisés peuvent désormais être reportés pendant cinq ans au lieu de trois.
Tirer le meilleur parti de votre plafond
Le montant versé n’est qu’une partie de la question. Le moment du versement, le plan sur lequel il est fait et l’ordre dans lequel s’imputent vos plafonds pèsent tout autant sur le résultat.
| Votre tranche marginale | Économie d’impôt | Montant du versement nécessaire |
|---|---|---|
| 11 % | 1 100 € | 8 900 € |
| 30 % | 3 000 € | 7 000 € |
| 41 % | 4 100 € | 5 900 € |
| 45 % | 4 500 € | 5 500 € |
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Mutualiser avec votre conjoint
Mariés ou pacsés et imposés ensemble, vous pouvez additionner vos deux plafonds et les employer sur un seul des deux plans. Un plafond de 10 000 € et un plafond inutilisé de 30 000 € offrent ainsi 40 000 € de capacité de déduction, au bénéfice de celui dont la tranche est la plus haute.
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Verser avant le 31 décembre
Seuls les versements encaissés dans l’année viennent réduire l’impôt de l’année suivante. Un virement effectué le 2 janvier reporte l’avantage de douze mois entiers : c’est l’échéance la plus simple à tenir et la plus souvent manquée.
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Employer vos reports dans l’ordre
Le plafond de l’année en cours s’impute en premier, puis les reports, du plus ancien au plus récent. Un plafond non consommé au terme des cinq ans est définitivement perdu : les droits les plus anciens sont donc ceux qu’il faut surveiller.
Le bon versement n’est pas le plus gros. L’économie d’impôt se calcule tranche par tranche : une fois effacée la fraction de vos revenus imposée dans votre tranche la plus haute, chaque euro versé ne vous fait plus économiser qu’au taux de la tranche inférieure, alors qu’il sera imposé à la sortie sans cette distinction. Le montant optimal se chiffre à partir de votre avis d’imposition, avant la fin de l’année.
Quand récupérer votre épargne
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À la retraite
À partir de l’âge légal de départ en capital, en rente, ou les deux. Les sommes issues des versements obligatoires font exception : elles se récupèrent en rente.
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Pour l’achat de votre résidence principale
Seul cas de sortie anticipée lié à un projet, possible pour les versements volontaires et l’épargne salariale.
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En cas de coup dur
Décès du conjoint, invalidité, surendettement, fin des droits au chômage, liquidation judiciaire de votre entreprise : six cas au total, détaillés ci-dessous.
Les six cas de déblocage anticipé
La loi prévoit six situations, et six seulement, dans lesquelles votre épargne redevient disponible avant la retraite. Cinq répondent à un accident de la vie, la sixième à un projet.
| Le cas prévu par la loi | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|
| L’achat de votre résidence principale | Versée en capital, dans la limite du coût de l’opération. Vous pouvez ne débloquer qu’une partie du plan. Les sommes issues des versements obligatoires en sont exclues. |
| Le décès de votre conjoint ou partenaire | Marié ou lié par un pacte civil de solidarité. Le concubinage n’ouvre pas ce droit. |
| L’invalidité de 2e ou 3e catégorie | Elle peut vous concerner vous-même, mais aussi votre conjoint ou partenaire, ou l’un de vos enfants. |
| Le surendettement | Sur demande de la commission de surendettement ou du juge saisi du dossier. |
| L’expiration de vos droits au chômage | Aucune condition de perte involontaire d’emploi : démission, fin de contrat à durée déterminée et rupture conventionnelle y donnent droit. Le mandataire social privé de mandat et non réemployé depuis deux ans en bénéficie également. |
| La cessation d’une activité non salariée | À la suite d’un jugement de liquidation judiciaire. |
La demande se fait par lettre recommandée avec accusé de réception auprès du gestionnaire du plan, accompagnée d’une pièce d’identité en cours de validité, d’un relevé d’identité bancaire et du justificatif de l’événement invoqué. Votre conseiller réunit ces pièces avec vous et suit le dossier jusqu’au versement.
La fiscalité n’est pas la même selon le motif. Dans les cinq cas liés à un accident de la vie, la part correspondant à vos versements sort en franchise d’impôt sur le revenu et seuls les gains supportent les prélèvements sociaux. Le déblocage pour l’achat de votre résidence principale relève en revanche de la fiscalité ordinaire d’une sortie en capital, détaillée plus bas : c’est un point à chiffrer avant de s’engager sur un compromis.
La fiscalité d’une sortie en rente
Deux régimes coexistent selon le compartiment d’origine. La rente issue des versements déduits est imposée comme une pension de retraite ; celle issue des versements non déduits et de l’épargne salariale ne l’est que sur une fraction, déterminée par votre âge au premier versement.
| Sommes issues de | Impôt sur le revenu | Prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| C1Versements déduits | Rente viagère à titre gratuit : imposée comme une pension de retraite, après l’abattement de 10 % | 17,5 % |
| C1 bisVersements non déduits | Rente viagère à titre onéreux : seule une fraction est imposée, selon votre âge au premier versement | 17,2 % |
| C2Épargne salariale | Rente viagère à titre onéreux | 17,2 % |
| C3Versements obligatoires | Rente viagère à titre gratuit | 10,1 % |
La fraction imposable d’une rente viagère à titre onéreux dépend de votre âge lorsque la rente commence : 70 % avant 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans, et 30 % à partir de 70 ans.
La fiscalité d’une sortie en capital
Le capital versé est scindé en deux : d’un côté les sommes que vous avez épargnées, de l’autre les gains qu’elles ont produits. Chaque part suit sa propre règle.
| Sommes issues de | Sur le capital que vous avez versé | Sur les gains |
|---|---|---|
| C1Versements déduits | Barème de l’impôt sur le revenu, sans l’abattement de 10 %Aucun prélèvement social sur cette part | 12,8 % ou barème sur option, plus 18,6 % de prélèvements sociaux |
| C1 bisVersements non déduits | Exonéré d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux | 12,8 % ou barème sur option, plus 18,6 % |
| C2Épargne salariale | Exonéré d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux | Exonérés d’impôt sur le revenu, 18,6 % de prélèvements sociaux |
| C3Versements obligatoires | Uniquement si la rente serait de faible montant : barème sans abattement, et 10,1 % de prélèvements sociaux | 12,8 % ou barème sur option, plus 18,6 % |
Le PER déplace l’impôt dans le temps. Ce que vous déduisez aujourd’hui sera imposé à la sortie. L’opération est gagnante si votre taux d’imposition à la retraite est plus faible que pendant votre vie active, ce qui est le cas le plus fréquent. Renoncer à la déduction à l’entrée inverse la logique : vous ne gagnez rien aujourd’hui, mais votre capital ressort en franchise d’impôt.
Le PER en cas de décès
C’est l’une des forces du plan, et l’une des moins connues : le capital revient aux bénéficiaires que vous avez désignés, hors succession, avec une fiscalité proche de celle de l’assurance vie. Le point de bascule est ici l’âge au décès, et non l’âge des versements.
| Décès du titulaire | Abattement | Au-delà |
|---|---|---|
| Avant 70 ans | 152 500 € par bénéficiaire | 20 % jusqu’à 700 000 €, puis 31,25 % |
| Après 70 ans | 30 500 € au totalApprécié sur l’ensemble des contrats souscrits sur votre tête, assurance vie comprise | Droits de succession selon le lien de parenté |
Une exonération complète existe. Les rentes viagères servies aux bénéficiaires échappent entièrement à ce prélèvement lorsque le plan a été alimenté par des primes régulièrement échelonnées, en montant comme en périodicité, pendant au moins quinze ans, et que la rente commence au plus tôt à la liquidation de vos droits à la retraite. Une raison de plus de verser régulièrement plutôt que par à-coups.
Faisons le calcul ensemble
Le bon montant à verser dépend de vos revenus, de votre taux d’imposition et de votre âge. Un rendez-vous suffit pour le chiffrer.
Informations importantes. Les règles présentées reprennent le régime fiscal du plan d’épargne retraite individuel tel que décrit par la notice d’information fiscale du contrat, actualisé des taux en vigueur en 2026. Elles sont données à titre indicatif, n’ont pas de valeur contractuelle et sont susceptibles d’évoluer. La fiscalité applicable dépend de votre situation personnelle. L’épargne investie en unités de compte présente un risque de perte en capital. Les sommes versées sur un PER sont indisponibles jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi.