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de l'Europe
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Épargner et transmettre

La Financière de l’Europe / Nos solutions

Le contrat de capitalisation

Transmettre de son vivant.

Le contrat de capitalisation en 4 points

Multisupport

Fonds en euros à capital garanti et unités de compte, avec des versements libres à tout moment.

Sans assuré

Il ne repose sur la vie de personne : il ne se dénoue pas au décès de son titulaire.

Transmissible

Il peut être donné de votre vivant ou transmis à vos héritiers en conservant son antériorité.

Hors IFI

Il n’entre pas dans l’impôt sur la fortune immobilière, sauf pour sa part investie en immobilier.

Ce qui le caractérise

Le contrat de capitalisation est un placement de long terme souscrit auprès d’un assureur, qui s’engage à vous verser au terme les primes versées augmentées des intérêts capitalisés. Il ne repose sur la vie de personne : c’est un bien, qui entre dans votre patrimoine et qui circule comme tel.

Caractéristiques du contrat de capitalisation
Le contrat en brefCe que cela signifie pour vous
Un bien de votre patrimoineIl se lègue et se démembre comme un portefeuille de titres
Ni assuré ni bénéficiaireLe contrat ne se dénoue pas au décès de son titulaire : il se poursuit
Une durée fixée à la souscriptionGénéralement longue et prorogeable, sans incidence sur la disponibilité de votre épargne
Des rachats libresVotre épargne reste disponible à tout moment, en totalité ou en partie
Ouvert aux personnes moralesSociétés patrimoniales, associations et fondations peuvent en souscrire un

Où votre épargne est placée

Le contrat est multisupport : vous répartissez vos versements entre un fonds en euros et des unités de compte, dans la proportion qui correspond à votre horizon et au risque que vous acceptez. Cette répartition n’est jamais figée.

  • Le fonds en euros

    Le capital que vous y placez est garanti par l’assureur. Il porte un taux minimum garanti, complété chaque année par une participation aux bénéfices, et les intérêts une fois inscrits en compte vous sont définitivement acquis.

  • Les unités de compte

    Fonds monétaires, obligataires ou actions, supports immobiliers, produits structurés. L’assureur y garantit un nombre de parts, non leur valeur : le capital est exposé aux marchés, en contrepartie d’un potentiel de rendement supérieur.

  • Les arbitrages

    Vous passez d’un support à l’autre à tout moment. L’opération n’est pas une cession : aucun impôt n’est dû sur les plus-values arbitrées à l’intérieur du contrat.

C’est là tout l’effet de la capitalisation. Tant qu’aucun rachat n’est effectué, intérêts et plus-values s’accumulent en franchise d’impôt et produisent à leur tour des gains. L’imposition n’intervient qu’au moment où vous retirez des sommes, et seulement sur la part de gains que ce retrait contient. Plus le contrat vieillit sans être touché, plus cet effet joue en votre faveur.

La fiscalité de vos rachats

Lors d’un rachat, seule la part de gains qu’il contient est taxée, calculée au prorata. Le taux dépend de l’ancienneté du contrat et du total des primes que vous avez versées, tous contrats confondus.

Fiscalité des gains retirés d’un contrat de capitalisation selon l’ancienneté et le total des primes versées
Sur les gains retirésPrimes versées jusqu’à 150 000 €Primes versées au-delà de
150 000 €
Abattement annuelAucun avant 8 ans4 600 € pour une personne seule et 9 200 €
pour un couple à partir de 8 ans
Contrat de moins de 8 ans12,8 %, ou barème de l’impôt sur le revenu sur option
Contrat de plus de 8 ans7,5 %, ou barème sur option7,5 % sur la part des gains correspondant aux 150 000 premiers euros de primes, 12,8 % au-delà
Prélèvements sociaux17,2 %, sans abattement

Le seuil de 150 000 € s’apprécie sur le cumul des primes brutes versées, et non sur l’encours, sur l’ensemble des contrats d’épargne relevant de ce même régime fiscal que vous détenez, quel que soit l’assureur, net des primes déjà rachetées, au 31 décembre de l’année précédente. Les sommes placées sur un PEP ou un PEA en sont exclues.

Comment l’impôt est prélevé. L’assureur retient le taux forfaitaire le jour du rachat, à titre d’acompte : 12,8 % avant huit ans, 7,5 % après. La régularisation intervient ensuite avec votre déclaration de revenus, qui applique le bon taux et vous restitue l’abattement sous forme de crédit d’impôt. Si l’acompte dépasse l’impôt réellement dû, l’excédent vous est remboursé.

Les prélèvements sociaux

Ils suivent une logique différente de l’impôt sur le revenu. Sur un fonds en euros, ils sont prélevés chaque année au moment où les intérêts sont inscrits en compte ; sur les unités de compte, seulement lors d’un rachat ou au terme du contrat.

Taux de prélèvements sociaux selon la résidence fiscale et le régime de sécurité sociale
Votre situationRégime de sécurité socialeTaux applicable
Résident fiscal françaisFrançais, métropole ou départements d’outre-mer17,2 %
Résident fiscal françaisEspace économique européen ou Suisse7,5 %, sur justificatif
Résident fiscal françaisHors Espace économique européen et hors Suisse17,2 %
Résident fiscal non françaisAucun prélèvement social

Un expatrié qui conserve son contrat échappe donc aux prélèvements sociaux pendant sa période de non-résidence. C’est un point à anticiper avant un départ comme avant un retour en France.

Quand l’impôt ne s’applique pas

Deux mécanismes distincts existent : l’un supprime l’impôt, l’autre en décale seulement le paiement.

L’exonération

Les gains échappent à l’impôt

  • Licenciement.
  • Mise à la retraite anticipée.
  • Invalidité de 2e ou 3e catégorie.
  • Cessation d’une activité non salariée par liquidation judiciaire.

L’événement peut concerner le souscripteur ou son conjoint, marié ou pacsé, et l’exonération joue quelle que soit l’ancienneté du contrat. Les prélèvements sociaux restent dus.

La dispense d’acompte

L’impôt est simplement décalé

  • Revenu fiscal de référence inférieur à 25 000 € pour une personne seule.
  • Ou inférieur à 50 000 € pour un couple imposé en commun.
  • Le revenu retenu est celui de l’avant-dernière année.

Il faut remettre à l’assureur une attestation sur l’honneur avant l’encaissement du rachat. Les gains restent imposés, mais au moment de la déclaration plutôt qu’au jour du retrait.

Le contrat au décès du titulaire

C’est ici que le contrat révèle sa vraie nature, et c’est ce qui en fait un outil de transmission à part.

  • Il entre dans la succession

    L’épargne atteinte au jour du décès supporte les droits de succession selon le lien de parenté, après les abattements de droit commun. Aucun régime dérogatoire ne vient s’y substituer : c’est le droit commun des successions qui s’applique.

  • Il ne se dénoue pas

    Le contrat se poursuit entre les mains des héritiers. Rien n’est liquidé, rien n’est réinvesti : les supports et la gestion restent en place.

  • Il garde son antériorité

    La date d’effet fiscale est conservée. Un contrat de douze ans transmis reste un contrat de douze ans : vos héritiers bénéficient immédiatement du taux réduit et de l’abattement annuel.

  • Les gains antérieurs sont purgés

    La valeur atteinte au jour du décès devient la nouvelle base de calcul. Lors d’un rachat ultérieur, vos héritiers ne seront imposés que sur les gains réalisés depuis la transmission : tout ce que le contrat a produit de votre vivant échappe à l’impôt sur le revenu.

C’est là tout l’intérêt d’une donation de votre vivant. Donner le contrat plutôt que la somme permet de transmettre une enveloppe déjà mûre, dont la valeur au jour de la donation devient la nouvelle base : seuls les gains réalisés ensuite seront imposables chez le donataire. En démembrement, vous gardez l’usufruit et la main sur la gestion.

Pour qui

  • Les familles qui préparent une donation

    Donner un contrat plutôt que de l’argent permet de transmettre une épargne qui garde son ancienneté fiscale.

  • Les patrimoines soumis aux droits de succession

    La donation du contrat fige la valeur transmise et purge les gains déjà acquis, ce qui allège la facture des héritiers.

  • Les sociétés et les associations

    Le contrat est l’une des rares enveloppes assurantielles ouvertes à une personne morale pour y placer sa trésorerie excédentaire.

Un outil à combiner

Le contrat de capitalisation prend tout son sens dans une stratégie de transmission d’ensemble. Parlons-en avec votre conseiller.

Étudier un contrat de capitalisation

Informations importantes. Les règles présentées reprennent le régime fiscal décrit par la notice d’information fiscale du contrat et valent pour les contrats souscrits à compter du 27 septembre 2017 détenus par une personne physique résidente fiscale de France. Les contrats plus anciens et les non-résidents relèvent de régimes particuliers, de même que les personnes morales. Ces indications sont données à titre indicatif, n’ont pas de valeur contractuelle et sont susceptibles d’évoluer. L’épargne investie en unités de compte présente un risque de perte en capital. La pertinence d’une donation ou d’une stratégie de transmission dépend de chaque situation familiale et patrimoniale.

La Financière de l’Europe · Information importante

Avant toute décision, échangeons.

Les informations présentées sur ce site ont une vocation générale et ne constituent pas une recommandation personnalisée. Les caractéristiques, les conditions d’accès et les risques des produits, ainsi que la réglementation et la fiscalité applicables, peuvent évoluer. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures ; les rendements peuvent varier et certains placements présentent un risque de perte partielle ou totale du capital.

Avant toute décision, rapprochez-vous d’un conseiller de La Financière de l’Europe : il vous aidera à apprécier l’adéquation d’une solution à votre situation, à vos objectifs, à votre horizon de placement et à votre sensibilité au risque, sur la base d’informations et de documents à jour.

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