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L’assurance emprunteur
Le deuxième poste de coût d’un crédit immobilier, et le seul que vous pouvez renégocier à tout moment.
L’assurance emprunteur en 4 points
Depuis la loi Lemoine, vous pouvez changer d’assurance quand vous le souhaitez, sans frais ni préavis, y compris sur un prêt en cours.
Sur la durée restante d’un prêt, l’écart entre le contrat de la banque et un contrat individuel se chiffre en milliers d’euros, parfois bien davantage.
Aucune question de santé si la part que vous assurez ne dépasse pas 200 000 € et si le prêt est soldé avant vos 60 ans. C’est la quotité choisie, et non le montant emprunté, qui détermine ce seuil.
La banque ne peut refuser un contrat qui offre un niveau de garantie au moins équivalent au sien, et doit motiver tout refus par écrit.
Où se cache l’économie
Quand les taux d’intérêt sont bas, l’assurance peut représenter jusqu’au tiers du coût total d’un crédit. C’est pourtant la ligne que l’on regarde le moins au moment de signer.
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Le contrat de la banque est mutualisé
Il applique un tarif moyen à l’ensemble de ses emprunteurs. Un profil jeune, en bonne santé et non-fumeur y paie donc pour le risque des autres.
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Le contrat individuel est personnalisé
Il tient compte de votre âge, de votre état de santé, de votre profession et de vos habitudes. Plus votre profil est favorable, plus l’écart se creuse.
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La base de calcul change tout
Le contrat bancaire calcule souvent la prime sur le capital emprunté à l’origine, un contrat individuel sur le capital restant dû, qui diminue chaque année.
Ce que la loi vous permet
Trois réformes successives ont ouvert ce marché. La dernière, la loi Lemoine du 28 février 2022, est aussi la plus favorable aux emprunteurs.
- 01Changer quand vous voulezLa résiliation est possible à tout instant, sans attendre de date anniversaire. La banque dispose de dix jours ouvrés pour répondre, et un refus doit être écrit et précisément motivé.
- 02Emprunter sans questionnaire de santéL’assureur ne peut poser aucune question médicale lorsque deux conditions sont réunies : la part du capital que vous assurez personnellement ne dépasse pas 200 000 €, et le prêt est soldé avant votre soixantième anniversaire. Le seuil s’apprécie sur l’ensemble de vos crédits en cours.
- 03Le droit à l’oubliCinq ans après la fin du protocole thérapeutique, un cancer ou une hépatite C n’a plus à être déclaré, et ne peut donner lieu ni à surprime ni à exclusion.
C’est la quotité qui décide, pas le montant emprunté. Un couple emprunte 400 000 € et s’assure à 50 % chacun : chacun couvre 200 000 €, personne ne remplit de questionnaire. Le même couple assuré à 100 % sur chaque tête — ce que les banques recommandent souvent pour mieux protéger le survivant — dépasse le seuil des deux côtés, et le questionnaire redevient obligatoire. Mieux couvert d’un côté, surprimes possibles de l’autre : c’est l’un des arbitrages que votre conseiller pose avec vous.
Le droit s’applique, mais pas toujours spontanément. Quatre banques ont été sanctionnées en 2025 pour n’avoir pas respecté les délais de réponse, pour près de 900 000 € d’amendes cumulées. Une demande bien formée, et relancée, aboutit.
Les points de vigilance
Le contrat le moins cher n’est pas toujours le bon. Quatre éléments se vérifient ligne à ligne avant de signer.
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L’équivalence des garanties
La banque retient jusqu’à onze critères parmi une liste de dix-huit établie par le Comité consultatif du secteur financier. Un contrat qui n’en couvre pas assez sera refusé.
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Les définitions de l’invalidité
Être couvert pour votre profession ou pour toute profession ne se vaut pas. C’est la différence entre être indemnisé et devoir accepter un autre métier.
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Les exclusions
Affections du dos, troubles psychologiques, sports à risque : ce sont les exclusions qui font l’écart de prix, et ce sont elles qui se lisent en premier.
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La quotité assurée
Assurer chacun à 50 % coûte moins cher, mais ne laisse au survivant que la moitié du capital pris en charge. La répartition se décide selon les revenus de chacun.
Faire le point sur votre contrat
Votre conseiller compare votre contrat actuel aux offres du marché, à garanties équivalentes, et chiffre l’économie sur la durée restante de votre prêt.
Informations importantes. Les règles présentées sont celles connues en 2026 et sont susceptibles d’évoluer. Les économies évoquées dépendent du profil de l’emprunteur, de la durée restante du prêt et des garanties retenues ; elles ne constituent ni un engagement ni une promesse de résultat. Le changement d’assurance suppose l’acceptation de la banque au titre de l’équivalence des garanties. Toute souscription se fait après remise de la fiche d’information standardisée et examen de votre situation.