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La Financière de l’Europe / Nos solutions
Le compte-titres de votre société
L’assurance vie étant fermée aux personnes morales, le compte-titres est la voie la plus directe pour placer une trésorerie excédentaire sur les marchés. Aucun plafond, aucune restriction de support — mais une fiscalité qui est celle de votre société, et non la vôtre.
Le compte-titres de société en 4 points
Aucune limite de versement ni de durée de détention. La société place ce qu’elle veut, quand elle le veut.
Actions, obligations, fonds, ETF, titres non cotés, toutes zones géographiques : le choix est plus large que dans n’importe quelle enveloppe assurantielle.
Les titres se vendent dès que la société a besoin de liquidités, et le compte se transfère d’un teneur à l’autre sans déclencher d’imposition.
Les gains entrent dans le résultat imposable de la société. Ni flat tax, ni abattement pour durée de détention : ce sont les règles de l’impôt sur les sociétés qui s’appliquent.
La fiscalité pour une société à l’IS
Tout remonte au résultat de la société. Il n’existe ni prélèvement forfaitaire unique, ni prélèvements sociaux, ni abattement lié à la durée de détention.
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Les plus-values
Elles s’ajoutent au résultat imposable et supportent l’impôt sur les sociétés : 25 %, ou 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice si la société réalise moins de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires, a un capital entièrement libéré et est détenue à 75 % au moins par des personnes physiques.
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Les dividendes
Même traitement : ils entrent dans le résultat et sont imposés au taux de l’IS applicable à la société.
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Le régime mère-fille
Si votre société détient au moins 5 % du capital d’une autre société et conserve ces titres deux ans, les dividendes reçus sont exonérés, à l’exception d’une quote-part de frais et charges de 5 %.
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Les titres de participation
Cédés après deux ans, ils relèvent du régime des plus-values à long terme : exonération, sauf une quote-part de 12 % du montant brut de la plus-value réintégrée au résultat, soit un coût effectif de l’ordre de 3 %. Ce régime vise les participations détenues durablement, pas les placements de trésorerie.
La règle que l’on découvre trop tard
C’est le point qui distingue le plus nettement le compte-titres d’une société de celui d’un particulier, et il se découvre souvent au moment du bilan.
Les fonds sont imposés chaque année, même sans vente. Une société à l’impôt sur les sociétés qui détient des parts d’OPCVM — SICAV, FCP, la plupart des ETF — doit les évaluer à leur valeur liquidative à chaque clôture d’exercice. L’écart d’une année sur l’autre s’ajoute au résultat imposable alors même que rien n’a été cédé : la société paie l’impôt sur une plus-value latente, et doit disposer de la trésorerie pour le faire.
Deux situations échappent à cette règle. Les titres vifs d’abord, c’est-à-dire les actions et obligations détenues en direct : ils ne sont imposés qu’à la cession. Les OPCVM investis en permanence à 90 % au moins en actions de sociétés européennes soumises à l’impôt sur les sociétés ensuite, à condition qu’ils distribuent leurs bénéfices.
Cette contrainte oriente la construction du portefeuille dès le départ. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles une part de la trésorerie est souvent logée dans un contrat de capitalisation, dont l’imposition annuelle suit une base forfaitaire connue d’avance.
Les points de vigilance
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Trésorerie excédentaire seulement
Le capital n’est pas garanti. Ne s’y place que la trésorerie dont la société n’a pas besoin pour son exploitation, sur un horizon qui permet d’attendre.
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L’effet de levier
Crédit lombard et produits dérivés sont accessibles à une personne morale. Ils amplifient les gains comme les pertes, et engagent la responsabilité du dirigeant.
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Les frais
Courtage, droits de garde, frais de transfert : les grilles applicables aux personnes morales sont souvent moins favorables que celles des particuliers. Elles se comparent avant d’ouvrir.
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Le suivi comptable
Valorisation à chaque clôture, provisions pour dépréciation, ventilation des lignes : le portefeuille se tient en lien étroit avec votre expert-comptable.
Placer la trésorerie de votre société
Votre conseiller examine la trésorerie disponible, son horizon et le régime fiscal de votre société avant de vous proposer une répartition.
Informations importantes. Les règles fiscales présentées sont données à titre indicatif, dans leur état connu en 2026, et sont susceptibles d’évoluer. Elles supposent une société soumise à l’impôt sur les sociétés ; le régime diffère pour une société relevant de l’impôt sur le revenu. Les placements financiers présentent un risque de perte en capital. Toute décision se prend après examen de votre situation avec votre conseiller et votre expert-comptable.